Carton rouge !
Ces derniers temps, les médias font volontiers des tartines sur Sarkozy, sa vie, son œuvre, mais dès qu’il s’agit de critiquer ses idées, tout devient plus difficile… Or, à la limite, la personne Sarkozy n’a pas d’importance. C’est le mal qu’il fait à la France qui compte. C’est sa politique ultraréactionnaire et revancharde, qui demain va changer en mal la vie des Françaises et des Français, qui compte. La droite ne se juge pas sur ses effets de manche. Elle se juge sur ses actes ; elle se juge sur un projet de société agressif. Et ce que l’on voit, c’est partout la même colère. C’est la colère de celles et ceux qui ont voulu croire dans le président du pouvoir d’achat, comme de celles et ceux qui n’y ont jamais cru. C’est l’exaspération de ces salariés français qui sont parmi les plus productifs au monde. Tous et toutes, à 1 000 comme à 2 000 euros par mois, tous et toutes sont maintenant rassemblés dans la même galère. Tous et toutes sont réunis par la même réalité : celle des achats rognés et des petites économies qui, à force, deviennent de grands sacrifices. Celle des prix qui montent et des salaires qui ne bougent pas.
Et qu’ils soient du public ou du privé, jeunes ou plus âgés, ces salariés que la droite a voulu diviser portent les mêmes angoisses sur leurs visages. Partout, ce sont les mêmes parents inquiets pour l’avenir de leurs enfants, des enfants pourtant qualifiés, plein d’idées et de volontés, mais dont le potentiel est gâché par la précarité, l’incertitude, l’impossibilité d’entrer dans la vie active. Partout, ce sont les mêmes salariés, malgré leurs différences, exposés aux mêmes suppressions d’emplois et aux mêmes pressions de leur hiérarchie, bridés dans leur engagement et leur volonté de s’épanouir au travail. Et qu’ils veulent faire des heures sup’ ou profiter de leur temps libre, ces hommes et femmes que l’on a tenté d’opposer sont souvent en attente d’un logement. Aucun d’entre eux ne pourra échapper à la franchise médicale et à l’explosion du coût de leurs mutuelles, tandis que les personnels soignants à l’hôpital sont asphyxiés. Avec la droite, on voit bien que quelles que soient leurs différences, tous les salariés sont dans le même bateau. Et ce bateau est à des années lumière du confort du yacht de Monsieur Bolloré. Narcissique ou pas, ce qui importe de Sarkozy, c’est que l’on vit aujourd’hui plus mal encore que l’on vivait il y a six mois. Et ce qui vient de se décider sur le contrat de travail à la sauce MEDEF ouvre la porte à toujours plus de précarité. Idem avec ce qui se trame sur les retraites, le temps de travail, l’Europe et la fin des services publics.
Une telle droite ne se commente pas, elle se combat. Parce que l’on voit bien que les choix qu’elle porte ne permettront pas de trouver une issue positive aux problèmes des Français. Toutes les déclarations récentes du gouvernement montrent son profond désarroi face à la crise économique qui se profile, à se demander si dans l’avion il y a autre chose que le pilote automatique des tous puissants marchés. Personne en France n’a pourtant élu ni ces marchés ni le MEDEF. Alors oui, cette droite se combat, dans les luttes et dans les urnes.
Le 9 mars prochain avec le vote PCF : carton rouge à la droite !




